L'Entretien des batteries
Les NiMH et NiCd sont considérées comme étant
des batteries devant faire l'objet d'un entretien rigoureux
et nécessitant des cycles de décharge pour éviter
la mémoire. Même si la publicité a tout
d'abord annoncé que la NiMH est sans mémoire,
la NiCd et la NiMH sont touchées de façon analogue
par la mémoire, la formation de matériau cristallin
occasionnant la perte de capacité étant générée
surtout par la plaque de nickel, un métal utilisé
dans ces deux systèmes. La mémoire peut ne pas
être aussi visible sur la NiMH, en raison de la durée
plus courte de sa vie en cycles comparativement à celle
de la NiCd.
Toute batterie à base de nickel à usage quotidien
nécessite, une fois par mois, une décharge d'un
(1) volt par élément. Si un tel entretien n'est
pas effectué durant une période de quatre à
six mois par exemple, l'on remarque une perte de capacité
pouvant aller jusqu'à 30 %. Plus cet entretien régulier
est négligé, plus la restauration complète
s'avère difficile.
Il n'est pas recommandé de décharger la batterie
avant chaque période de charge car un tel geste pourrait
user la batterie inutilement et écourter sa longévité.
De plus, il n'est pas conseillé de laisser une batterie
dans un chargeur durant une période prolongée.
Lorsque la batterie n'est pas utilisée, elle doit être
remisée et chargée avant son utilisation. Outre
la chaleur intense, le temps de garde pour l'état de
préparation opérationnelle est l'un des pires
ennemis de la NiCd.
La batterie Li-ion nécessite peu d'entretien et aucune
décharge périodique. Aucun redressement à
faible débit n'est appliqué lorsque la batterie
atteint sa charge complète et la batterie Li-ion peut
être laissée dans la plupart des chargeurs jusqu'au
moment de son utilisation.
Dans le cas de batteries de modèles plus récents
comme la Li-ion, l'entretien qui s'effectuait par décharges
périodiques se fait désormais par essais rapides.
Un essai rapide est possible en effectuant la lecture de la
résistance interne, appelée également
impédance.
Mesurée en milliohms (mO), l'impédance est le
contrôleur de la batterie qui, jusqu'à un certain
point, détermine le temps d'exécution. Plus
la résistance est basse, moins la batterie subira de
restriction à fournir le courant nécessaire.
Une batterie " pleine charge " et à basse
résistance interne applique presque toute son énergie
dans la marge utile du spectre de fréquence. On peut
utiliser une telle batterie à son plein potentiel.
Toutefois, une lecture élevée de mO peut "
affaiblir " la batterie et provoquer une chute de tension
lorsqu'une forte charge est appliquée.
Cadex poursuit sa recherche en vue de mettre en corrélation
la résistance interne et l'état de santé
de la batterie. Lorsqu'il sera mis au point, l'essai rapide
sera probablement possible en quelques secondes. Cet essai
est surtout efficace sur les batteries Li-ion et NiMH car
l'impédance élevée de ces deux systèmes
est causée par la corrosion interne de la batterie,
un état qui fait partie du processus naturel de vieillissement.
La corrosion affecte chaque batterie de façon différente
et est non réversible pour la batterie Li-ion et partiellement
réversible pour la NiMH.
L'impédance élevée de la NiCd est surtout
causée par la mémoire, ce qui peut être
inversée par une succession de cycles en profondeur.
Une réduction de l'impédance en deux ou trois
étapes peut être obtenue en utilisant le cycle
de remise en état. La remise en état est une
méthode propriétaire de décharge pouvant
être effectuée à l'aide des analyseurs
de batteries de la série 7000 de Cadex (Figure 6).
Si l'on ne peut atteindre, sur l'analyseur, l'objectif de
la capacité qui avait été déterminée
à l'avance, l'analyseur de batteries applique un cycle
de remise en état qui draine tout ce qui reste d'énergie
dans la batterie. La batterie NiCd (et d'une façon
moins considérable, la NiMH) qui autrement seraient
jetées au rebut, sont généralement entièrement
restaurées.
Comment mesurer la résistance interne d'une batterie
? Il existe plusieurs techniques donnant divers résultats.
La méthode la plus populaire est l'essai de charge
CC par lequel l'on applique à la batterie un courant
de décharge, tout en mesurant la chute de tension.
La tension divisée par le courant nous donne la résistance
interne.
La méthode CA, connue également sous le terme
d'essai de conductibilité, mesure les caractéristiques
électrochimiques d'une batterie en appliquant un courant
alternatif. La corrosion de la batterie et autres défectuosités
contribuant à la perte de capacité, peuvent
alors être identifiées.
|
|
Figure 6 : Analyseur de batteries Cadex
7400 mesurant la résistance interne d'une batterie.
La lecture de mO peut être effectuée après
un essai de cinq secondes ou être incluse au programme
d'entretien.
|
Cadex utilise une méthode propriétaire
de pulsations pour mesurer la résistance interne de la
batterie. Aux analyseurs de batteries de la série 7000
de Cadex, l'on applique un certain nombre de pulsations de charge
et de décharge qui calculent la résistance interne
de la batterie selon les déviations de tension. Connu
sous le nom de OhmTest, ce test donne la lecture de mO en cinq
secondes sans décharger la batterie.
Il est à noter que le OhmTest ne donne aucune conclusion
réelle quant à l'état de charge et l'état
de santé de la batterie. L'utilisateur doit se familiariser
avec les lectures prévues pour un modèle de batterie
donné. Les paramètres pouvant modifier la lecture
de mO sont la composition chimique de la batterie, la grosseur
des éléments (taux mAh), le genre d'élément,
le nombre d'éléments reliés en séries,
le genre de fils et de contacts utilisés. Pour de meilleurs
résultats, il est recommandé de mesurer une bonne
batterie dont le rendement est connu et d'utiliser cette lecture
comme référence.
Il est essentiel d'avoir de bons raccordements au terminal car
un mauvais contact donnera une lecture élevée.
Des pinces crocodiles et des fils de connexion trop longs ne
sont pas convenables. Une batterie doit avoir une charge d'au
moins 50 % pour obtenir une lecture de mO significative.
Parce que les systèmes de communication portatifs fonctionnent
à l'électricité, la tension de la batterie
entre en jeu lorsque l'on utilise la lecture de mO comme critère
de réussite ou d'échec. Plus la tension de la
batterie est élevée, plus la lecture de mO pourra
être élevée. En théorie, la lecture
de mO d'une batterie de 7,2 volts peut être deux fois
plus élevée que pour un bloc-batterie de 3,6 volts,
car il ne tire que la moitié du courant
|