Qu'est-ce qui provoque les pannes de batteries ?
Quatre lacunes et les moyens d'y remédier
Isidor Buchmann
Cadex
Electronics Inc.
Isidor.buchmann@cadex.com
www.buchmann.ca
La durée de fonctionnement d'un appareil portatif
est-elle reliée directement à l'énergie
emmagasinée dans une batterie ? La réponse devrait
être " oui " mais en réalité
la durée de fonctionnement est souvent régie
par d'autres carences que l'épuisement de la capacité
à elle seule.
Cet article examine la cause de l'indisponibilité et
de la courte durée de vie de la batterie. Nous étudierons
quatre lacunes - la capacité fléchissante, l'augmentation
de la résistance interne, la forte autodécharge
et la coupure prématurée de la tension sur la
décharge. Nous évaluerons comment ces carences
affectent les batteries à base de nickel, de plomb
et de lithium et examinerons comment un analyseur de batteries
moderne peut détecter ces états et y pallier.
Capacité fléchissante
La quantité de charge qu'une batterie peut contenir
décroît progressivement avec l'utilisation et
le vieillissement. Spécifiée pour fournir une
capacité de 100% lorsqu'elle est neuve, la batterie
a besoin d'être remplacée lorsque la capacité
chute au-dessous des 80% de la capacité nominale. (Il
se peut que certains organismes utilisent des capacités
finales différentes comme seuil de performance minimal
acceptable).
La zone de stockage d'énergie d'une batterie peut être
divisée en trois sections fictives comprenant : l'énergie
disponible, la zone vide qui peut être remplie à
nouveau et la partie inutilisable (le contenu de 'cailloux')
qui augmente avec l'âge. La figure 1 illustre ces trois
sections
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<-- Zone vide
Peut etre rechargee
<-- Energie disponible
<-- Contenu de "cailloux"
Inutilisable, ne peut plus stocker de l'energie
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Figure 1 : Capacité de charge d'une batterie.
Trois sections fictives d'une batterie consistent en
l'énergie disponible, la zone vide et le contenu
de 'cailloux'
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Dans les batteries au nickel, le soi-disant contenu de cailloux
est présent sous la forme d'une formation cristalline,
aussi connue sous le nom de " mémoire ".
La restauration est possible à l'aide d'une décharge
complète jusqu'à un volt par accumulateur. Cependant,
si aucun entretien n'est effectué pendant une période
supérieure à quatre mois, plus vous attendez
et plus une réparation totale devient difficile. Pour
éviter la " mémoire ", les batteries
au nickel doivent être mises sous cycles profonds tous
les mois ou deux. Les batteries au nickel-cadmium et nickel-hydrure
métallique sont utilisées sur les émetteurs-récepteurs,
les instruments médicaux et les outils portatifs.
Une dégradation de performance des batteries à
l'acide-plomb est causée par de la sulfatation et par
la corrosion de la grille. La sulfatation est une couche mince
qui se forme sur la plaque négative de l'accumulateur
si on ne permet pas à la batterie de se charger complètement
à saturation. La sulfatation peut en partie être
corrigée à l'aide d'une mise sous cycles et/ou
une charge d'appoint. La corrosion de la grille, qui se produit
sur la plaque positive, est causée par une surcharge.
Les batteries à l'acide-plomb sont principalement utilisées
pour des dispositifs portatifs plus gros et pour les applications
" roulantes ".
Les batteries au lithium-ion perdent leur capacité
à cause de l'oxydation des accumulateurs, un processus
qui se produit naturellement lors de l'utilisation et du vieillissement.
La durée de vie typique d'une batterie au lithium?ion
est de deux à trois ans, qu'elle soit utilisée
ou non. L'entreposage d'une batterie dans un endroit frais
à 40% de sa charge minimise le vieillissement. Une
batterie au lithium-ion âgée ne peut pas être
restaurée à l'aide d'une mise sous cycles. Le
lithium-ion est utilisé dans les téléphones
mobiles et les ordinateurs portatifs.
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